J'ai été un surpris que l'ancien directeur de l'école n°2 de Minsk ne soit plus porté aussi haut dans le c½ur de ses anciens élèves, et qu'il n'ait plus de contact avec eux. (Je le connaissais car il organisait le jumelage entre nos lycées.)
Quand il a du quitter son poste (à cause de ses idées politiques), les élèves ont voulu faire une lettre de soutien pour leur directeur chéri. Toutefois ceci ne s'est pas fait, car cela aurait pu handicaper les élèves dans leurs études futures ou leur fermer les portes de l'université. Ce sont leurs parents qui leur ont interdit de faire cette lettre !
Peut-être s'est-il senti abandonné et que ceci explique son comportement ? En effet, lorsque les élèves ont organisé leur dernière soirée à l'école avant de partir pour l'université, ils devaient préparer le programme de la soirée en langue biélorusse. (L'école n°2 est une de ces dernières écoles qui étudie toutes les matières en langue biélorusse.) Cependant le programme a été réalisé en russe. Il l'a mal pris, lui qui s'est battu toute sa vie pour défendre le biélorusse (et envoyer ses élèves en échange scolaire jusqu'à deux mois en France).
Le dernier événement en compagnie de ses élèves s'est déroulé en russe et non pas en biélorusse ! Ceci apparaît forcément comme un coup de poignard dans le dos.
Ensuite, il n'a donc pas voulu garder de contact avec ses anciens élèves. Dommage, car j'aurais bien aimé le revoir. C'est grâce à lui que j'ai connu la Biélorussie. Sans lui, je n'aurais jamais connu ce pays par le biais d'Anna, qu'il avait réussi à envoyer deux mois dans notre lycée en France pour étudier le français, et la civilisation démocratique des droits de l'Homme par la même occasion. Si ces échanges scolaires n'avaient pas existé, je ne serais pas en Biélorussie aujourd'hui ...

